JUSTINE :
Papa.
Papa ?
Papa...

BARBARA :
Il est occupé mon amour viens. Laisse-le s’ou-
blier encore un moment. Tu sais comment il
est il se sent mieux après. Il faut comprendre.
Une famille aimante peut comprendre ça les
lubies de son papa.
Assieds-toi sur mes genoux que je te touche
que je touche la merveille que j’ai faite.
Tu es belle. Ce n’est pas humain d’être aussi
belle. Avec cette ossature prête à se briser ces
cuisses ombrageuses cette poitrine de statue
antique. Je n’exagère rien mon amour.
Et ces cheveux. Regarde-moi ces cheveux.
Lourds. Moutonneux. On a envie d’aller y voir
on a envie de s’y perdre. C’est un labyrinthe
aromatique tes cheveux mon amour.

JUSTINE :
Ils sont gras. 

BARBARA :
Mielleux.

JUSTINE :
Faut que je les décrasse.






15

BARBARA :
Demain Justine embrasse-moi. Embrasse ta
maman. Répète-lui ce que tu lui disais quand tu étais encore une petite chose à couettes. Nous nous promenions en barque dans ta chambre églantine tu te souviens ? Les frissons du lac berçaient nos rêves de petites filles. Fais-moi ce cadeau mon amour j’ai envie que ça résonne joli dans ma tête.

JUSTINE :
Je t’aime plus grand que la terre plus grand
que le ciel plus grand que l’océan.    

BARBARA :
Encore mon amour.

JUSTINE :
Je t’aime plus grand que la terre plus grand
que le ciel plus grand que l’océan.

BARBARA :
Du bonheur. T’entendre aimer ta maman. Et
te sentir. Ton corps tes bras ta nuque. Tu sens
bon le lait des bébés. C’est un parfum qui
répand la joie dans toute la maison.

JUSTINE :
Pas trop fort /

BARBARA :
Mon amour ! Je ne t’ai pas ratée toi. Chez toi
rien à repriser tu es une perfection. Si on avait
dû te vendre ton père et moi on en aurait
demandé des millions.

16









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